La Gazette « L’Espoir » numéro 2
Nous voilà de retour avec notre nouvelle Gazette de l’ESPOIR numéro 2.
À l’occasion de son assemblée générale du 26 mars 2026, le CIDFF Haute-Loire propose une journée d’étude sur les violences conjugales après la séparation : comprendre et agir
Les intervenants sont Pierre-Guillaume Prigent, docteur en sociologie et Gwenola Sueur, Doctorante.
De 8h30 à 9h00
Accueil café
De 9h00 à 12h00
• Comprendre les violences post-séparation
• Manifestations du contrôle coercitif après la séparation
• Identifier les discours qui masquent la violence post-séparation
• Spécificité des territoires ruraux et isolés et adaptation des interventions
12h00
Repas sur place (sur inscription uniquement : 12,50€)
13h30 à 15h00
• Déconstruire la notion d’aliénation parentale
• Analyse des discours et stratégies des pères violents
• Étude d’extraits d’entretiens et cas concrets
• Implications et échanges pour l’accompagnement des victimes et des enfants
De 15h15 à 15h45
• Propos de clôture
• Présentation de
dispositifs innovants
De 16h00 à 17h00
Paroles de femmes
De 17h00 à 17h30
• Présentation du rapport d’activité 2025
• Clôture des comptes 2025
Cette journée s’adresse à un public divers de professionnel·le·s : travailleur·se·s sociaux, professionnel·le·s de santé, juristes, magistrat·e·s, formateur·ice·s et toute personne impliquée dans l’accompagnement des victimes de violences conjugales.
En France, les violences conjugales ont longtemps été perçues comme une succession d’actes isolés. Les recherches récentes et les retours de terrain montrent qu’il s’agit en réalité d’un processus global de domination et de contrôle, qui peut se poursuivre après la séparation, notamment via l’exercice conjoint de l’autorité parentale.
Cette journée s’intéresse spécifiquement aux violences post-séparation, qui peuvent se manifester par des pressions psychologiques, des stratégies d’emprise à distance et des interventions dans la parentalité. Elle s’appuie sur le concept sociologique de contrôle coercitif pour analyser ces dynamiques de pouvoir et leurs impacts sur les victimes et les enfants. Un focus particulier sera fait sur les territoires ruraux et isolés, où les parcours de sortie des violences peuvent être plus complexes.
Cette approche permettra aux professionnel·le·s de repérer les signaux d’alerte, comprendre les mécanismes à l’œuvre et adapter leurs interventions de manière ciblée et efficace.
Objectifs de la journée
Repenser l’analyse des violences post-séparation : mieux comprendre les dynamiques de domination et leurs impacts sur la parentalité et les enfants.
Déconstruire les idées reçues : éclairer les débats autour de la notion d’aliénation parentale.
Renforcer les pratiques professionnelles : s’appuyer sur des données probantes et des retours d’expérience concrets pour améliorer l’accompagnement des victimes et la protection des enfants.
Gwénola Sueur est doctorante en sociologie à l’Université de Bretagne Occidentale (UBO), affiliée au laboratoire LABERS. Sa thèse porte sur les parcours de mères victimes de violences conjugales, avec un focus sur les violences post-séparation dans les territoires ruraux. Avant sa recherche doctorale, elle a travaillé comme bénévole dans des associations de lutte contre les violences. Elle s’intéresse en particulier aux notions de contrôle coercitif, de violences de genre, au continuum des violences, ainsi qu’aux usages sociaux et juridiques — notamment l’instrumentalisation de la notion d’« aliénation parentale » — dans le contexte des séparations.
Pierre-Guillaume Prigent est sociologue à l’Université de Bretagne Occidentale (UBO), membre du laboratoire LABERS. Il est docteur en sociologie et ses recherches portent sur les stratégies des pères violents en contexte de séparation parentale, le contrôle coercitif et les dynamiques de violences familiales. Il étudie également la manière dont ces violences interagissent avec les institutions et les pratiques juridiques. Il intervient dans des programmes universitaires sur le genre et les inégalités, apportant une expertise sur les violences conjugales et les enjeux liés aux séparations parentales.
Gwenola Sueur et Pierre-Guillaume Prigent se connaissent et collaborent depuis plusieurs années pour offrir un éclairage complet et concret sur les violences post-séparation. Leur intervention conjointe permettra aux participant·e·s de bénéficier d’une vision riche et complémentaire sur ce sujet complexe.
